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Le dernier rapport du GIEC

Le GIEC (organisation intergouvernementale, qui réunie des experts de l’évolution du climat) vient de publier son 3ème rapport. Il est important de souligner que c’est la première fois dans l’histoire qu’un rapport scientifique a et aura autant d’importance, tant sur le plan scientifique, politique, géopolitique et économique.

Chaque rapport est composé de 3 volets. Le premier porte sur le fonctionnement du système climatique sur le plan physique et sa modification sous l’influence des activités humaines. Le deuxième concerne les impacts de cette modification sur les écosystèmes et les sociétés humaines.Le troisième décrit les moyens d’actions.

Ce rapport fournit une évaluation mondiale et actualisée des progrès et des engagements nécessaires pour atténuer le changement climatique. Il explique l’évolution des efforts de réduction des émissions, en évaluant l’impact des engagements nationaux en matière de climat par rapport aux objectifs à long terme.

Chaque dixième de degré supplémentaire aggrave la situation mais limiter le réchauffement à 1,5 °C nous fait conserver une chance de nous y adapter.

Un petit résumé du dernier rapport

Les développements récents et tendances actuelles

Dans ce dernier rapport, le GIEC nous fait part des émissions recommandées pour la prochaine décennie. Les émissions totales nettes de Gaz à Effet de Serre (GES)  d’origine humaine, dites anthropiques, ainsi que les émissions annuelles moyennes n’ont cessé d’augmenter depuis 2010, et cela dans tous les grands secteurs au niveau mondial.

Une part croissante de ces émissions pourrait être attribuée aux zones urbaines, mais ce n’est pas le seul facteur. Ainsi, l’origine de ces émissions, que se soit à l’échelle régionale ou nationale, dépend des niveaux de revenu et du stade de développement des habitants. Les 10 % de ménages ayant les émissions par habitant les plus élevées contribuent de manière disproportionnée aux émissions mondiales de GES des ménages.

Les réductions fixées des émissions de CO2 dues aux combustibles fossiles et aux processus industriels, ont été inferieures aux émissions liées à la hausse des niveaux d’activités mondiaux dans le domaine de l’industrie, l’approvisionnement en énergie, les transport, l’agriculture et les bâtiments.

Les politiques d’innovation proposées

Le GIEC souligne que des politiques adaptées et globales portant sur les systèmes d’innovation ont contribué à surmonter les effets distributifs, environnementaux et sociaux potentiellement associés à la mondialisation.

De plus, depuis le dernier rapport, il y a une augmentation constante des politiques et lois d’atténuation. Ceci a permis d’éviter des émissions et d’augmenter les investissements dans les technologies et infrastructures bas carbone.

La coopération internationale joue aussi un rôle important dans cette guerre contre le réchauffement, en mettant en place des objectifs communs. Les accords de Paris, par exemple, nous poussent à ne pas dépasser les 1.5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Toutefois, sans fermeture anticipée d’une partie des exploitations de charbon, gaz et pétrole, nous dépasserons un réchauffement de +1.5°C.

Les transformations systémiques pour limiter le réchauffement climatique

Les prochaines années seront critiques pour améliorer les chances de succès. En effet, le rapport nous indique que les émissions mondiales de GES devraient atteindre un pic entre 2020 et au plus tard avant 2025 dans les scénarios modélisés à l’échelle mondiale qui limitent le réchauffement à 1,5 °C.

Ainsi les mesures prises ou à venir au niveau peuvent réduire les émissions mondiales de GES  d’ici à 2050 par rapport aux scénarios de référence.

Liens entre atténuation, adaptation et développement durable

Quels sont les avantages certains à réduire nos émissions?

Une action climatique accélérée et équitable pour atténuer les effets du changement climatique et s’y adapter est essentielle au développement durable.

Le rapport nous invite à améliorer les mesures d’atténuation et les actions visant à réorienter les voies de développement vers la durabilité, qui aurait des conséquences distributives dans et entre les pays.

Il existe des options d’atténuation qu’il est possible de déployer à grande échelle et à court terme. Tout dépend des capacités et de la rapidité de chaque région. De plus si nous voulons une amélioration rapide, il est logique que les obstacles à la faisabilité doivent être réduits ou supprimés, et les conditions favorables renforcées pour déployer les options d’atténuation à grande échelle.

Toutefois, le manque de flux financiers, peut nousempêcher d’atteindre ces objectifs dans tous les secteurs et régions.

 Le vrai défi se trouve dans les pays en développement, où il est difficile de combler les écarts.

C’est pour cela, que la coopération internationale est un outil essentiel pour atteindre ces objectifs. (La CCNUCC, le protocole de Kyoto et l’Accord de Paris).

Les points à retenir

Le rapport ne précise pas de date finale ou de “fin du monde”. Son unique rôle est de nous prévenir sur les risques du réchauffement climatique, sa cause et ses impacts.

Nous verrions un réchauffement median de  +3.2°C d’ici 2100, si la COP 26 n’est pas respectée. Un réchauffement de +2.4°C si les engagements de 2030 sont respectés. Ou de 1.8°C si les engagements de neutralité carbone long terme sont respectés.

Le sujet du nucléaire, qui a tendance à accaparer les débats, en France du moins, est brièvement cité dans ce rapport.

Ce nouveau rapport du GIEC est une alarme. Il nous confirme cependant que nous avons les solutions, qu’elles sont accessibles et qu’il ne manque que la volonté politique et citoyenne pour qu’elles soient mises en œuvre.

Vous pouvez vous aussi lutter contre le réchauffement climatique !

Nous pouvons aussi participer, à notre petite échelle individuelle, comme le colibri et consommer mieux en polluant moins. SMAAART vous proposes une alternative plus eco-friendly, avec des smartphones reconditionnés.

Saviez vous que 80% de l’impact en CO2 d’un téléphone est lié à sa fabrication ? Il est temps d’agir, pour aider notre planète.

Jacqueline Pistoulet